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L'abus de précarité est dangereux pour les journalistes
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Un accord dévoyé


Un accord dévoyé
Six ans après la publication d’un livre blanc « Spécial Précaires », le SNJ revient à la charge avec un livre noir. 

Pourquoi ? Parce que l’accord que nous avons signé a été foulé aux pieds, voire, parfois, instrumentalisé. Oui, un poste de référent à la DRH a bien été créé. Oui, les frais de logement pour les contrats longue durée sont désormais remboursés. Y compris à Paris. Oui, certains CDD ont droit à quelques formations. Mais, les avancées sont bien maigres.

Aujourd’hui encore, près d’un journaliste sur cinq est précaire à Radio France. Leur quotidien est toujours aussi difficile.

Le SNJ a mené l’enquête. Nous avons envoyé un questionnaire aux 200 CDD et pigistes de Radio France. Et nous avons reçu pas moins de 170 réponses : des journalistes en majorité très diplômés, mal payés, mal traités et pourtant prêts à sacrifier leur vie personnelle pour intégrer cette belle maison. Nous avons rencontré la DRH, en février dernier, pour lui faire part de nos inquiétudes et de nos critiques. Malgré des propos plutôt rassurants, aujourd’hui, nous constatons que rien ne change : l’attribution des contrats reste opaque, illogique, voire arbitraire. La gestion du système est perçue comme froide, par fois même inhumaine.

Cette situation est insupportable. Le SNJ demande solennellement à la DRH de changer profondément son attitude et sa façon de faire.


Vendredi 1 Juillet 2011
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