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L'abus de précarité est dangereux pour les journalistes
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Précarité et santé


La santé des journalistes du planning est un vrai problème. D'une part, car les nouvelles exigences de la Sécurité sociale compliquent la donne pour tous ceux dont le métier oblige à être mobiles. D'autre part, car la pression est telle sur le planning que certains journalistes malmènent leur santé pour rester en course.

Ainsi, cette jeune femme « obligée de trouver un généraliste, un gynéco, un dentiste dans les villes où je reste un certain temps. Je ne peux quasiment plus consulter les médecins qui me suivent, ne sachant jamais quand je serai chez moi ».

Et le rythme de travail qu'on leur impose parfois dans les rédactions n'arrange pas les choses. « Passée la phase de découverte, c'est relativement fatigant. Physiquement, parce qu'on change de rythme tout le temps (matinales puis reportages puis re-matinales, 12 jours d'affilée pour arranger les tableaux de service) et moralement aussi, parce qu'il n'y a jamais ou presque de reconnaissance. »

Plus grave encore : ils le confient peu mais certains journalistes du planning font appel à un soutien psychologique, d’autres ont recours à des antidépresseurs.


Vendredi 1 Juillet 2011
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Tags : CDD, planning, santé


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