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L'abus de précarité est dangereux pour les journalistes

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Le double visage de la précarité


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Les chanceux ...

Car non, il ne faut pas noircir le tableau à l'extrême : certains CDD tournent bien et même très bien. « J'enchaîne les contrats, je n'ai même pas le temps de souffler, mais tant mieux ! ». Idem pour certains pigistes : « Je travaille pour une seule locale. J'ai un 40% d'assuré grâce aux différents temps partiels des titulaires. Et en plus, c'est le deal, j'ai droit à toutes les piges ou presque. J'ai un appart, je peux prévoir des soirées entre amis et cerise sur le gâteau, j'ai du boulot pendant un an. » Cela n'empêche pas, bien sûr, les doutes, la lassitude d'être moins bien traités que les collègues titulaires. Mais comme disent ces précaires qui se qualifient eux-mêmes de chanceux : « Franchement on est bien lotis par rapport aux autres ».
 
 

... et les autres

Par rapport à ces CDD qui attendent près de leur téléphone, « Le "jamais plus de 3 semaines sans travail de la DRH ", je l'ai entendu, mais pour moi, c'est loin d'être ça », il y a des CDD anciens qui n'ont toujours droit qu'à des contrats courts, et qui se demandent enfin quand ils pourront se « poser un peu ». Sans oublier, les pigistes qui sont obligés de payer pour bosser ! « Je travaille avec 4 ou 5 locales. Quelques jours par ci, par là. Les  rédactions ont souvent un pigiste attitré et c'est logique. Mais je ne refuse jamais. Même si bosser 2 jours à 250 km de chez moi n'est pas rentable : entre le train, le foyer de jeunes travailleurs, et les repas du soir, j'y suis quelques fois de ma poche. Mais je me dis que Radio France va finir par voir ce que je vaux. Et surtout que j'aime cette maison. » A bon entendeur !


Vendredi 1 Juillet 2011
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Tags : CDD, contrat, planning