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J'irai dormir chez vous
« C'est une des périodes les plus difficiles de ma vie : entrer dans le monde du travail avec un Bac+5 et être payé 65 euros bruts la journée avec les frais de transport à déduire quand on n'est pas sur place. » Oui il faut avoir la foi !
Si la situation des CDD s'est clairement améliorée, pour les pigistes, c'est toujours la galère. Principale raison de leurs difficultés, l'absence de remboursement de leurs frais : « Ne pas être remboursé de ses frais de piges, c'est très dur. Obligé de squatter pour dormir, de tenir ses comptes scrupuleusement pour ne pas dépasser le tarif pige. » Lui a réussi à intégrer le planning : c'est un peu le bout du tunnel. Enfin son logement va être pris en charge lorsqu'il partira en mission.
Les pigistes, eux, lorsqu'ils prennent leur voiture personnelle, Radio France ne leur rembourse rien, même pas le péage. Et en prime, l'assurance automobile risque de coûter plus cher. « Lorsque je vais travailler à France Bleu Perpète, je paye 7,60 euros de péage à l'aller et autant au retour + 15 euros d'essence à l'aller et 15 euros d'essence au retour. » Il ne reste plus grand chose pour vivre, au tarif de la pige à Radio France !
Ça paraît incroyable qu'on puisse faire sciemment venir un pigiste d'une autre ville, sans lui payer l'hôtel. C'est pourtant ce qui se passe régulièrement dans les Locales et la DRH est parfaitement au courant.
Ce journaliste, obligé de payer pour travailler, bénéficie quelques fois de l’aide de titulaires qui proposent leur chambre d'ami ou leur canapé.
Voici donc l’enviable vie des pigistes de Radio France : un salaire en dessous du Smic et pas de frais de mission. Évidemment, à ce tarif, certains rédacteurs en chef peinent à trouver de la main d’œuvre.
Des pigistes préfèrent refuser une journée de travail qui leur coûterait de l'argent. Et cela ne va pas aller en s'arrangeant avec l'augmentation du prix de l'essence, des péages, du coût de la vie en général !
Si la situation des CDD s'est clairement améliorée, pour les pigistes, c'est toujours la galère. Principale raison de leurs difficultés, l'absence de remboursement de leurs frais : « Ne pas être remboursé de ses frais de piges, c'est très dur. Obligé de squatter pour dormir, de tenir ses comptes scrupuleusement pour ne pas dépasser le tarif pige. » Lui a réussi à intégrer le planning : c'est un peu le bout du tunnel. Enfin son logement va être pris en charge lorsqu'il partira en mission.
Les pigistes, eux, lorsqu'ils prennent leur voiture personnelle, Radio France ne leur rembourse rien, même pas le péage. Et en prime, l'assurance automobile risque de coûter plus cher. « Lorsque je vais travailler à France Bleu Perpète, je paye 7,60 euros de péage à l'aller et autant au retour + 15 euros d'essence à l'aller et 15 euros d'essence au retour. » Il ne reste plus grand chose pour vivre, au tarif de la pige à Radio France !
Ça paraît incroyable qu'on puisse faire sciemment venir un pigiste d'une autre ville, sans lui payer l'hôtel. C'est pourtant ce qui se passe régulièrement dans les Locales et la DRH est parfaitement au courant.
Ce journaliste, obligé de payer pour travailler, bénéficie quelques fois de l’aide de titulaires qui proposent leur chambre d'ami ou leur canapé.
Voici donc l’enviable vie des pigistes de Radio France : un salaire en dessous du Smic et pas de frais de mission. Évidemment, à ce tarif, certains rédacteurs en chef peinent à trouver de la main d’œuvre.
Des pigistes préfèrent refuser une journée de travail qui leur coûterait de l'argent. Et cela ne va pas aller en s'arrangeant avec l'augmentation du prix de l'essence, des péages, du coût de la vie en général !
Le SNJ le réaffirme avec force : le remboursement des frais des pigistes est vraiment capital !
Lundi 27 Juin 2011
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